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02/05/2016

L’Atelier BNP PARIBAS – Start-up et stationnement

Si on enlève 10% de la circulation cela suffit à fluidifier l’ensemble du trafic.
Régler le problème global du stationnement profite à tous, pas simplement à ceux qui ne trouvent pas de place

[Focus] Stationnement : les applications passent la seconde

Par Sophia Qadiri 27 avril 2016
http://www.atelier.net/trends/articles/enquete-stationnem...

Mots-clés : Smart Mobility, Amériques, stationnement intelligent, Europe

Une voiture cherche une place sur un parking plein

Le stationnement est un problème de taille dans la plupart des grandes villes, où le trafic est dense et congestionné. Enquête sur les applications qui aident les automobilistes à trouver une place. Partie 1

Le stationnement est souvent un cauchemar dans les grandes villes. Comme dans la capitale, beaucoup de mairies mènent désormais des politiques de transport défavorables aux automobiles. Et cette tendance n’est pas nouvelle. A Paris, elle date du début du millénaire et se poursuit : les berges de Seine ont progressivement été réaménagées et la circulation alternée est privilégiée en cas de pic de pollution. Mais le meilleur moyen de dissuader les conducteurs de se déplacer en voiture reste d’instiller l’appréhension de ne pas trouver où se garer. Une peur d’autant plus justifiée que les zones de stationnement ont diminué ces quinze dernières années. La Ville a même envisagé de végétaliser certains emplacements. Quoi qu'il en soit, Vélib’ et autres Autolib’ empiètent désormais sur les places autrefois réservées aux voitures.

Pour remédier à ce problème, acteurs classiques et jeunes pousses rivalisent d’innovations. Les applications smartphones qui permettent aux automobilistes de repérer un endroit où stationner sont désormais légion. De Apila à Sweetch en passant par Path to Park, toutes ont l’objectif de contribuer à désengorger les villes. Chacune a construit sa stratégie, plus ou moins bien acceptée. Retour sur des expériences instructives.

Ces start-up qui trouvent des places de stationnement

Hamza Ouazzani Chahdi, fondateur de plusieurs start-up dans le domaine du stationnement raconte cette histoire dans laquelle tous les automobilistes des grandes villes pourraient se retrouver : “Quand j’étais en école, j’avais une voiture pour pouvoir circuler librement parce que les transports en commun manquaient sur le plateau de Saclay. Et quand le week-end j’allais à Paris, trouver une place était infernal. Je pouvais tourner pendant plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir me garer. C’est comme ça que j’ai réalisé qu’il y avait un vrai problème avec le stationnement.”

De cette prise de conscience est née une volonté d’entreprendre et une envie de simplifier le quotidien des automobilistes. Convaincu que le problème ne résidait pas seulement dans le manque d’infrastructures mais était aussi lié à un manque d’informations, le jeune startuper s’est donc employé à créer une première application, incubé au Y Combinator, pour aider les conducteurs à trouver une place à San Francisco. “Le concept de Sweetch c’était de s’entraider, de créer une communauté pour trouver des places libres. Concrètement la personne payait 5 dollars en trouvant où se garer grâce à l’application et les récupérait en prévenant qu’elle libérait sa place. On avait rajouté une incitation financière pour que cela fonctionne dans les deux sens”, se souvient Hamza Ouazzani Chahdi.

La même idée avait été testée en 2012 et présentée comme un réseau social de la recherche de place de parking. Mais Apila n’a pas décollé. Quand aux autres applications similaires à Sweetch comme Park Modo ou Monkey, toutes se sont heurtées à un problème de compréhension du sujet et à un blocage par la Ville. “Beaucoup n’ont pas compris l’esprit, ont considéré qu’on privatisait des infrastructures publiques gratuites. Ce n’était pas le bon moment. C’est arrivé dans un contexte difficile avec la montée des loyers, et l’inflation en générale”, analyse l’entrepreneur.

Les avantages d’un acteur du stationnement bien installé

C’est dans ces situations que les acteurs traditionnels mieux implantés ont un avantage. Grâce à ses horodateurs connectés et à ses “quarante ans de données de paiement par sections de rues dans des milliers de villes”, l’entreprise Parkeon propose également d’aider les conducteurs à se garer. "L’objectif de Path to park, est de faire passer la recherche de stationnement de 15 à 3 minutes". Bertrand Barthelemy, CEO, est très fier de son application prédictive. “On obtient des informations ou des prévisions fiables grâce à l’historique des données de paiement, aux données minute par minute et à la corrélation avec 200 autres bases de données (météo, achetées ou en open data).” L’outil lancé l’an dernier est “complètement opérationnel depuis novembre 2015”.

D’après lui, l’une des raisons du manque de places de stationnement en voirie est la présence des “voitures ventouses. “Le problème c’est que comme les résidents bénéficient d’un stationnement gratuit ou à tarif préférentiel près de chez eux, souvent une famille qui a deux véhicules, utilise son parking privatif pour la voiture du quotidien et la deuxième voiture reste garée sur l’espace public et l’encombre pendant que le parking privatif reste vide.À cela s’ajoute l’absence de corrélation entre l’augmentation du parc automobile et celle des places de stationnement. “Dans l’agglomération de Lille par exemple, il y a eu 200 000 voitures de plus en 25 ans dont 190 000 restent dans la rue. C’est très compliqué pour les maires de gérer cela car ces résidents sont leurs électeurs.

La solution de Parkeon ? Favoriser la rotation. “Si le temps est limité à deux heures de stationnement dans les rues commerçantes, il y aura mécaniquement plus de passage.” Et plus de place libres pour les automobilistes.

Path to park permet aussi de pré-réserver ou de prépayer sa place. En effet trouver où se garer n’est pas le seul problème lié au stationnement et c’est la raison pour laquelle d’autres applications se proposent d’y remédier. En utilisant des voituriers ou encore en prévenant le conducteur de la régulation en vigueur.


[Focus] Parking : les applications trouvent le bon créneau

Par Sophia Qadiri 28 avril 2016
http://www.atelier.net/trends/articles/focus-parking-appl...

Mots-clés : Smart Mobility, Amérique du Nord, stationnement intelligent, Europe

Moscou et sa circulation denseTrouver une place n’est pas le seul problème du stationnement. La payer ou encore éviter de se faire verbaliser peut être compliqué. Les innovations fleurissent dans ce domaine et participent au désengorgement des villes. Enquête (Partie 2).

Le nombre de voitures dans le monde explose. Selon des estimations de l’Agence internationale pour l’énergie qui dépend de l’OCDE, les deux milliards de véhicules seront atteints en 2050. En effet, malgré le développement des consciences écologiques, la promotion des transports en commun ou des vélos, le nombre de voitures en circulation continue à augmenter de manière exponentielle, notamment dans les pays en développement. Dans les grandes capitales européennes les Villes ont pris des mesures pour limiter l’accès des véhicules particuliers. C’est le cas à Paris, où les quais de Seine sont progressivement fermés aux voitures ou à Londres, où le nombre de cyclistes pourrait bientôt dépasser celui d’automobilistes.

Même à Casablanca, la construction des lignes de tramway se fait au détriment des véhicules qui se retrouvent confrontés à des voies largement réduites. Malgré ce contexte qui peut sembler défavorable aux voitures, les citoyens sont toujours très nombreux à les utiliser. Et les villes de plus en plus saturées. Mexico, Bangkok et Istanbul occupent le podium mondial des plus congestionnés, mais les occidentaux ne sont pas en reste. San Francisco et Paris sont les deuxièmes villes les plus embouteillées des Etats-Unis et de la France, respectivement 31e et 32e au classement international, derrière Los Angeles et Marseille.

Le temps perdu passé à se garer fait partie des facteurs d’engorgement d’une ville. Trouver une place n’est pas le seul problème. Il faut aussi choisir entre parking souterrain et voirie, pouvoir éventuellement réserver la place, la payer, parvenir à se garer et ne pas être dans l’illégalité. Start-up et acteurs traditionnels fourmillent d’innovations axées sur ces différents aspects du stationnement. De la multiplication des moyens de paiement aux parcmètres aux applications smartphone pour ne pas se faire verbaliser, les inventions pour faciliter la mobilité des automobilistes ont donc fleuri, avec plus ou moins de succès. Tour d’horizon.

Augmenter les moyens de paiement et favoriser la rotation pour améliorer le stationnement en ville

La question du paiement est en une difficulté importante à laquelle est souvent confronté l’automobiliste. “Aux Pays-Bas avec ma voiture, je n'avais pas de monnaie sur moi alors pour ne pas être verbalisé j'ai dû aller retirer de l'argent puis prendre un café pour pouvoir payer le parcmètre. Non seulement cela demande plus de temps mais en plus c'est plus cher parce qu'il faut payer le café…”, s’amuse Bertrand Barthélémy, CEO de Parkeon.

En effet, “trois-quarts des villes françaises ne proposent que le paiement en espèce”, bien que “l'usage de la carte bancaire pour les horodateurs a une dizaine d'années et se généralise depuis quatre - cinq ans”. C’est dommageable pour les municipalités puisque plus on augmente le nombre de moyens de paiement (en cash, par carte bancaire, en sans contact, via sa montre intelligente...) et plus les gens payent. “Quand on introduit le paiement par carte bancaire aux horodateurs, on constate 25% de paiement en plus et à Paris c'est encore plus spectaculaire, on a doublé le nombre de personnes payantes”. De même, “en mettant en place le paiement sans contact (qui s’envole cette année) on augmente encore de 15% le nombre de paiement.

Aujourd’hui, d’après le CEO de Parkeon, il y a 500 millions de transactions par an en espèce, contre 200 millions par carte bancaire... et 10 millions par téléphone. Il y a quelques années, le paiement par mobile passait par l’envoie d’un sms. C’est désormais plus simple avec les applications comme Whoosh et YellowBrick de Parkeon. “D'un point de vue politique, il serait légitime de donner les moyens au citoyen de payer.” C’est un des arguments que fait valoir l’entreprise pour convaincre les maires. “Parfois des moyens de paiement ne sont pas mis à disposition parce que c'est compliqué, il y a une lourdeur inhérente aux dépenses publiques”. Alors il faut aussi démontrer que cela en vaut la peine. Les chiffres abondent dans ce sens : “le retour sur investissement pour la carte bancaire est de trois à quatre mois, donc ce n'est pas une question économique”.

Les maires seront d’autant plus impliqués que la dépénalisation du stationnement a finalement été adoptée. A partir du 1er janvier 2018, l’amende sera remplacée par une redevance locale décidée par la collectivité locale.Ils vont devoir proposer de façon standard le paiement aux concitoyens, la logique serait donc de redonner des moyens de paiement électronique”, juge Bertrand Barthélémy.

Des voituriers pour les particuliers et la certitude d’être garé

un voiturier tend une clef de voiture

Pour être sûr de se garer, certaines applications ont proposé de faire appel à un service de voituriers. Hamza Ouazzani Chahdi en a lancé une avec son co-fondateur Aboud Jardaneh. “Après Sweetch (ndlr : Partie 1), on s’est demandé comment apporter aux gens la certitude de trouver une place. On a alors pivoté en créant Vatler : on postait nos voituriers devant les restaurants partenaires et on leur offrait nos services pour leurs clients en contrepartie de la promotion qu’ils pouvaient faire de l’application”.

Luxe et Zirx sont des applications concurrentes. Toutes ont rencontré de réels difficultés. “On s’est encore fait bloquer par San Francisco”, résume le fondateur de Vatler, qui a eu une expérience similaire quelques mois plus tôt. “La Ville a commencé à nous faire payer 25% de taxes, et en les payant on commençait à perdre tous nos profits. Ensuite ils voulaient nous soumettre aux lois sur les voituriers traditionnels, ils nous ont demandé des permis spéciaux. On s’y est soumis. Et puis ils ont tout simplement arrêté de nous donner les autorisations d’exercer. On a su ensuite que c’était sous la pression des sociétés de parking qui ont fait du lobby parce qu’ils nous considéraient comme de la concurrence déloyale.

Zirx ont eux laissé tomber leur modèle “à la demande” pour passer en B2B quand Luxe met les bouchées doubles et vient de conclure un partenariat avec Hertz, l’entreprise de location de véhicules.

D’autres super assistants, virtuels cette fois, pourrait faciliter le stationnement. C’est le cas des technologies comme le Fully Active Park Assist de Ford qui, une fois au point, permettront à la voiture de faire son créneau toute seule. En attendant, les parkings deviennent plus intelligents.

Les parkings souterrains de plus en plus intelligents

Pour choisir leurs zones de stationnement, les gens misent sur la qualité, il y a la question d’être sûr de trouver une place puis le prix joue, et enfin le sentiment de sécurité est important, les gens n’iront pas se garer à un endroit s’ils ont peur pour eux ou pour leur voiture, ou si le parking est sale”, liste Bertrand Barthélémy.

Les parkings souterrains ont en tout cas l’avantage d’être plus souvent privés et réservables. La start-up OnePark, en a fait sa spécialité et vient de nouer un partenariat avec les parkings EFFIA de Keolis.

Pour inspirer confiance et faciliter l’utilisation de ces parkings souterrains, un certain nombre de technologies ont été déployés. “A Milan avec MiniPark, un système de caméra à l’entrée lit les plaques d’immatriculation ou un code barre, à la sortie le véhicule est identifié et associé à une personne ou à une carte de transports publics dans les parkings relais. Le propriétaire de la voiture est ensuite facturé à la fin du mois, sur sa carte de transport public et pourrait même recevoir un message d’alerte si le train est en retard en s’inscrivant à ce service.

En France, les volontaires peuvent associer les plaques d’immatriculations de leurs véhicules à leur profil sur l’application Path to Park et “se voir ouvrir les portes des parkings partenaires à leur arrivée parce que la caméra les aura reconnu”. La différence entre se garer dans la rue par rapport au parking privé, c’est aussi que les PV sont plus vite arrivés.

Dernier commandement du stationnement parfait : ne pas se faire verbaliser

Pour Hamza Ouazzani Chahdi, la donnée est la clef du stationnement. “On s’est rendu compte qu’en donnant de l’information aux gens, on peut être beaucoup plus utile et sur une échelle bien plus grande.” C’est justement l’objet de sa nouvelle start-up : “rassembler un maximum de données sur les parkings pour les transmettre d’une manière intelligente”. Dans un premier temps, Spot Angels se concentre sur les réglementations de stationnement.

En arrivant à San Francisco on s’est fait embarquer notre voiture par la fourrière et cela nous a coûté 600 dollars. Au moment où on l’a garé c’était autorisé sauf qu’à 3h de l’après-midi il aurait fallu la déplacer et nous ne le savions pas. Il y a énormément de régulation de ce type.” C’est la raison pour laquelle Hamza Ouazzani Chahdi et ses associés se sont lancés dans la création d’une technologie qui prévient l’utilisateur de la réglementation en vigueur à l’endroit où il s’est garé. “C’est une application très simple qui tourne toute seule dans le background et t’envoie l’information, elle te demande de confirmer que tu viens de te garer à tel endroit en un touché d’écran, t’indique le temps que tu peux rester et te le rappelle une demi-heure avant d’être en infraction. Si l’information manque, l’utilisateur prend une photo pour renseigner les autres.

Pour être efficace, Spot Angels doit croiser un grand nombre de données. “Il faut qu’on connaisse toutes les lois qui régissent les parkings souterrains comme en extérieur. Il faut qu’on sache quels sont les horaires d’ouverture et de fermeture, de passage du camion de nettoyage, et qu’on connaisse aussi chaque quartier, qu’on sache comment il évolue, est-ce qu’il devient résidentiel, quel est la moyenne d’occupation de la rue… C’est énorme et cela n’a pas encore été fait.” Pour une fois, la jeune pousse a pu compter sur la Ville : “On a rassemblé les données publiques sur les emplacements dédiés au stationnement… Comme différentes agences communales s’en occupent et ne communiquent pas forcément entre elles, les données sont incomplètes et parfois non mises à jour.”

C’est donc le fruit d’un long travail, d’une technologie éduquée au machine learning et de l’aide reçue par la communauté d’utilisateurs. Ces derniers sont friands du fait de savoir ainsi “où est leur voiture, d’économiser l’argent autrefois dépensé pour les amendes de stationnement, et de participer au développement et au fonctionnement de l’application, un peu à la Waze”.

De la même manière que Whoosh, propose à l’utilisateur de lui envoyer une alerte pour le notifier de la fin de sa période de stationnement et lui offrir la possibilité de l’étendre, Spot Angels pourrait considérer l’idée d’héberger un système de paiement. A terme, les startupers envisagent même de “régler tous les problèmes du stationnement en une application, en fournissant la bonne information”.

Selon Bertrand Barthélémy, “des chercheurs américains et chinois ont démontré que même si 100% des automobilistes avaient l’information parfaite sur les emplacements disponibles, cela n’impacterait pas l’efficacité d’applications comme Path to Park”. Sur ce sujet la somme des optimums individuels revient à l’optimum collectif : “peut-être que vous marcherez dix minutes de plus mais si la personne devant se gare plus vite, vous allez plus vite”.

Que ce soit grâce à une application pour trouver une place, à un voiturier, en simplifiant le paiement ou l’usage d’un parking, plus l’automobiliste stationne rapidement et plus la ville sera décongestionnée. “Si on enlève 10% de la circulation cela suffit à fluidifier l’ensemble du trafic. Régler le problème global du stationnement profite à tous, pas simplement à ceux qui ne trouvent pas de place.


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30/03/2016

Télérama : Comment le monde actuel a privatisé le silence

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Les technologies modernes nous sollicitent de plus en plus, et chacun semble s’en réjouir. Or, cela épuise notre faculté de penser et d’agir, estime le philosophe-mécano Matthew B. Crawford.

« Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre », écrivait déjà Pascal en son temps. Mais que dirait l'auteur des Pensées aujourd'hui, face à nos pauvres esprits sursaturés de stimulus technologiques, confrontés à une explosion de choix et pour lesquels préserver un minimum de concentration s'avère un harassant défi quotidien ? C'est cette crise de l'attention qu'un autre philosophe, cette fois contemporain, s'est attelé à décortiquer.

Matthew B. Crawford est américain, chercheur en philosophie à l'université de Virginie. Il a la particularité d'être également réparateur de motos. De ce parcours de « philosophe mécano », il a tiré un premier livre, Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, best-seller aux Etats-Unis. Il y raconte comment, directeur d'un think tank de Washington où il lui était demandé de résumer vingt-trois très longs articles par jour — « un objectif absurde et impossible, l'idée étant qu'il faut écrire sans comprendre, car comprendre prend trop de temps... » —, il en a claqué la porte pour ouvrir un garage de réparation de motos. Dans ce plaidoyer en faveur du travail manuel, il célèbre la grandeur du « faire », qui éduque et permet d'être en prise directe avec le monde par le biais des objets matériels.

Notre espace public est colonisé par des technologies qui visent
à capter notre attention
.”

C'est en assurant la promotion de son best-seller que Crawford a été frappé par ce qu'il appelle « une nouvelle frontière du capitalisme ». « J'ai passé une grande partie de mon temps en voyage, dans les salles d'attente d'aéroports, et j'ai été frappé de voir combien notre espace public est colonisé par des technologies qui visent à capter notre attention. Dans les aéroports, il y a des écrans de pub partout, des haut-parleurs crachent de la musique en permanence. Même les plateaux gris sur lesquels le voyageur doit placer son bagage à main pour passer aux rayons X sont désormais recouverts de publicités... »

Le voyageur en classe affaires dispose d'une échappatoire : il peut se réfugier dans les salons privés qui lui sont réservés. « On y propose de jouir du silence comme d'un produit de luxe. Dans le salon "affaires" de Charles-de-Gaulle, pas de télévision, pas de publicité sur les murs, alors que dans le reste de l'aéroport règne la cacophonie habituelle. Il m'est venu cette terrifiante image d'un monde divisé en deux : d'un côté, ceux qui ont droit au silence et à la concentration, qui créent et bénéficient de la reconnaissance de leurs métiers ; de l'autre, ceux qui sont condamnés au bruit et subissent, sans en avoir conscience, les créations publicitaires inventées par ceux-là mêmes qui ont bénéficié du silence... On a beaucoup parlé du déclin de la classe moyenne au cours des dernières décennies ; la concentration croissante de la richesse aux mains d'une élite toujours plus exclusive a sans doute quelque chose à voir avec notre tolérance à l'égard de l'exploitation de plus en plus agressive de nos ressources attentionnelles collectives. »

L’autorégulation est comme un muscle, il s’épuise facilement.”

Bref, il en va du monde comme des aéroports : nous avons laissé transformer notre attention en marchandise, ou en « temps de cerveau humain disponible », pour reprendre la formule de Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1 ; il nous faut désormais payer pour la retrouver. On peut certes batailler, grâce à une autodiscipline de fer, pour résister à la fragmentation mentale causée par le « multitâche ». Résister par exemple devant notre désir d'aller consulter une énième fois notre boîte mail, notre fil Instagram, tout en écoutant de la musique sur Spotify et en écrivant cet article... « Mais l'autorégulation est comme un muscle, prévient Crawford. Et ce muscle s'épuise facilement. Il est impossible de le solliciter en permanence. L'autodiscipline, comme l'attention, est une ressource dont nous ne disposons qu'en quantité finie. C'est pourquoi nombre d'entre nous se sentent épuisés mentalement. »

 

Cela ressemble à une critique classique de l'asservissement moderne par la technologie alliée à la logique marchande. Sauf que Matthew Crawford choisit une autre lecture, bien plus provocatrice. L'épuisement provoqué par le papillonnage moderne, explique-t-il, n'est pas que le résultat de la technologie. Il témoigne d'une crise des valeurs, qui puise ses sources dans notre identité d'individu moderne. Et s'enracine dans les aspirations les plus nobles, les plus raisonnables de l'âge des Lumières. La faute à Descartes, Locke et Kant, qui ont voulu faire de nous des sujets autonomes, capables de nous libérer de l'autorité des autres — il fallait se libérer de l'action manipulatrice des rois et des prêtres. « Ils ont théorisé la personne humaine comme une entité isolée, explique Crawford, totalement indépendante par rapport au monde qui l'entoure. Et aspirant à une forme de responsabilité individuelle radicale. »

C'était, concède tout de même le philosophe dans sa relecture (radicale, elle aussi) des Lumières, une étape nécessaire, pour se libérer des entraves imposées par des autorités qui, comme disait Kant, maintenaient l'être humain dans un état de « minorité ». Mais les temps ont changé. « La cause actuelle de notre malaise, ce sont les illusions engendrées par un projet d'émancipation qui a fini par dégénérer, celui des Lumières précisément. » Obsédés par cet idéal d'autonomie que nous avons mis au coeur de nos vies, politiques, économiques, technologiques, nous sommes allés trop loin. Nous voilà enchaînés à notre volonté d'émancipation.

“Cette multiplication des choix capte toujours plus notre énergie et notre attention...”

« Nous pensons souvent que la liberté équivaut à la capacité à faire des choix ; maximiser cette liberté nécessiterait donc de maximiser toujours plus le nombre de possibilités qui s'offrent à nous, explique Crawford. Alors que c'est précisément cette multiplication qui capte toujours plus notre énergie et notre attention... » Un processus pervers dont nous souffrons autant que nous jouissons, en victimes consentantes. En acceptant de nous laisser distraire par nos smartphones, nous nous épuisons mentalement... tout en affirmant notre plaisir d'être libres et autonomes en toutes circonstances. Vérifier ses e-mails en faisant la queue au cinéma, au feu rouge ou en discutant avec son voisin, c'est clamer sa liberté toute-puissante, face à l'obligation qui nous est faite d'attendre. C'est être « designer » de son monde, comme le répètent à l'envi les forces du marketing.

Et c'est s'enfermer, dénonce le philosophe, dans l'idéal autarcique d'un « moi sans attaches qui agit en toute liberté », rationnellement et radicalement responsable de son propre sort. Dans un sens, nous sommes peut-être tous en train de devenir autistes, en cherchant à nous créer une bulle individuelle où il nous serait, enfin, possible de nous recentrer... Bien sûr, faire de Descartes et Kant les seuls responsables de cette captation de l'attention, c'est pousser le bouchon très loin. Mais c'est aussi écrire une philosophie « sur un mode vraiment politique, revendique Crawford, c'est-à-dire polémique, comme le faisaient les penseurs des Lumières que je critique, en réponse à tel ou tel malaise ressenti de façon aiguë à un moment historique donné ». Ce faisant, le philosophe offre une vision alternative, et même quelques clés thérapeutiques, pour reprendre le contrôle sur nos esprits distraits. Pas question pour lui de jeter tablettes et smartphones — ce serait illusoire. Ni de s'en remettre au seul travail « sur soi ».

« L'effet combiné de ces efforts d'émancipation et de dérégulation, par les partis de gauche comme de droite, a été d'augmenter le fardeau qui pèse sur l'individu désormais voué à s'autoréguler, constate-t-il. Il suffit de jeter un œil au rayon "développement personnel" d'une librairie : le personnage central du grand récit contemporain est un être soumis à l'impératif de choisir ce qu'il veut être et de mettre en oeuvre cette transformation grâce à sa volonté. Sauf qu'apparemment l'individu contemporain ne s'en sort pas très bien sur ce front, si l'on en juge par des indicateurs comme les taux d'obésité, d'endettement, de divorce, d'addictions y compris technologiques... »

 

Matthew Crawford préfère, en bon réparateur de motos, appeler à remettre les mains dans le cambouis. Autrement dit à « s'investir dans une activité qui structure notre attention et nous oblige à "sortir" de nous. Le travail manuel, artisanal par exemple, l'apprentissage d'un instrument de musique ou d'une langue étrangère, la pratique du surf [NDLR : Crawford est aussi surfeur] nous contraignent par la concentration que ces activités imposent, par leurs règles internes. Ils nous confrontent aux obstacles et aux frustrations du réel. Ils nous rappellent que nous sommes des êtres "situés", constitués par notre environnement, et que c'est précisément ce qui nous nous permet d'agir et de nous épanouir ». Bref, il s'agit de mettre en place une « écologie de l'attention » qui permette d'aller à la rencontre du monde, tel qu'il est, et de redevenir attentif à soi et aux autres — un véritable antidote au narcissisme et à l'autisme.

“Le monde ­actuel privatise le silence qui rend possible l'attention et la concentration”

Est-ce aussi un appel à mettre plus de zen ou de « pleine conscience » dans nos vies, comme le faisait déjà un autre auteur-réparateur de motos, l'Américain ­Robert Pirsig dans un roman devenu culte, le Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes ? Non, rétorque Crawford, car l'enjeu n'est pas qu'individuel. Il est foncièrement politique. « L'attention, bien sûr, est la chose la plus personnelle qui soit : en temps normal, nous sommes responsables de notre ­aptitude à la concentration, et c'est nous qui choisissons ce à quoi nous souhaitons prêter attention. Mais l'attention est aussi une ressource, comme l'air que nous respirons, ou l'eau que nous ­buvons. Leur disponibilité généralisée est au fondement de toutes nos activités. De même, le silence, qui rend possible l'attention et la concentration, est ce qui nous permet de penser. Or le monde ­actuel privatise cette ressource, ou la confisque. » La solution ? Faire de l'attention, et du silence, des biens communs. Et revendiquer le droit à « ne pas être interpellé »...

Matthew Crawford
Chercheur en philosophie à l'université de Virginie et réparateur de motos
2010 : Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail. Ed. La Découverte

A lire
Contact. Pourquoi nous avons perdu le monde et comment le retrouver, de Matthew B. Crawford, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marc Saint-Upéry et Christophe Jaquet. Ed. La Découverte, 2016, 352 pages, 21 €.

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22/09/2015

A propos de certains Maires …

Ces maires indignes qui se moquent de leurs concitoyens

Ils dépensent trop mais donnent des leçons de morale civique, alors même qu'ils augmentent les impôts locaux au lieu de faire des économies.

L'État central a prévu de réduire de 2 % environ chaque année jusqu'en 2017 ses dotations aux communes, qui en sont informées depuis longtemps et qui savent parfaitement qu'elles doivent réduire leurs dépenses et faire des économies.
Au lieu de cela, les maires, dans une comédie médiatique de basse politique, poussent des hauts cris comme si on les égorgeait. Ils viennent d'être élus ou réélus et ils ont tout leur temps avant de revenir devant leurs électeurs. Et donc ils en profitent.

PAR JEAN NOUAILHAC publié le 21/09/2015 par le Point.fr
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nou...

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Les maires de France manifestaient ce samedi 19 septembre contre la baisse de 30 % des dotations aux collectivités.


Les maires de France manifestaient ce samedi 19 septembre contre la baisse de 30 % des dotations aux collectivités.
AFP©CITIZENSIDE/MICHEL STOUPAK


[…]
Embauches

En réalité, quel est le problème ? Les maires dépensent trop et depuis trop longtemps. La majorité d'entre eux ne savent pas tenir un budget et savent encore moins dire non aux sollicitations de leurs électeurs, amis, voisins, amis d'amis et voisins de voisins. Surtout – ce qui leur donne le sentiment d'être des gens importants, des notables, des employeurs –, ils ont la fâcheuse tendance de recruter de nouveaux salariés sans réelle justification, fonctionnaires territoriaux ou contractuels, amis chers ou amis politiques, et autres errements considérés comme répréhensibles dans toutes les communautés gérées par des responsables sérieux.

Pendant l'année 2012 – l'effet Hollande, sans doute –, 31 000 nouveaux postes de fonctionnaires territoriaux ont été créés, dont la plus grosse partie dans le « bloc communal » (communes et intercoms). En 2013, année précédant des élections municipales, le même bloc communal augmente ses dépenses de 4,5 %, avec encore 30 000 fonctionnaires de plus, et, à l'intérieur de ces dépenses générales, fait littéralement exploser ses investissements à + 8 % ! Résultat : cette année-là, les impôts locaux progressent de 4,6 %. En 2014, la gabegie continue : la masse salariale des collectivités locales – l'essentiel provenant toujours du bloc communal – augmente encore de 4 % !

Au total, en trois ans, une addition de près de 100 000 nouveaux fonctionnaires, sans compter les contractuels et les « emplois aidés », et une masse salariale des territoriaux en hausse de 11 % alors que l'inflation n'aura été que de 3,4 % pendant la même période !

Un lecteur du site du Point expliquait dernièrement que dans sa commune de 5 500 habitants, « avec des personnes payées à plein temps et travaillant à temps partiel, tous les services et tous les personnels ont été maintenus après l'adhésion à la communauté de communes ». Et notre lecteur de préciser que « cette communauté de 12 communes et de 80 000 habitants emploie un président, un premier vice-président, 11 vice-présidents, 5 conseillers délégués, 56 conseillers communautaires, dont les 12 maires. Tous ces élus et chargés de mission ayant un bureau avec du personnel et étant installés dans deux bâtiments de cinq étages ». Que dire de plus ?

Comédie médiatique

Le problème soulevé par les maires vient du fait que l'État central a prévu de réduire de 2 % environ chaque année jusqu'en 2017 ses dotations aux communes, qui en sont informées depuis longtemps et qui savent parfaitement qu'elles doivent réduire leurs dépenses et faire des économies. Au lieu de cela, les maires, dans une comédie médiatique de basse politique, poussent des hauts cris comme si on les égorgeait. Ils viennent d'être élus ou réélus et ils ont tout leur temps avant de revenir devant leurs électeurs. Et donc ils en profitent.

Ils ont promis, durant la dernière campagne électorale, de stabiliser les impôts locaux ? Qu'à cela ne tienne, selon eux, c'est l'État qui les étrangle et qui les oblige à les augmenter quand même, sinon – n'est-ce pas ? – il faudrait toucher aux crèches, aux cantines ou aux vieux… Un chantage honteux de politiciens intellectuellement malhonnêtes ! Et il est vrai qu'ils les augmentent sans vergogne, ces impôts, et qu'ils n'y vont pas de main morte. Pour la seule taxe foncière, et pour les seules grandes villes : + 23,3 % à Lille – c'est énorme ! Merci madame Aubry –, + 13,3 % à Toulouse, + 6 % à Strasbourg, + 5,7 % à Lyon – bravo Gérard Collomb –, + 5 % à Bordeaux – quel mauvais exemple, monsieur Juppé ! Une jolie brochette de dépensiers matraqueurs et donneurs de leçons, alors que l'inflation ne devrait pas dépasser 0,5 % en 2015 !

Apparemment, pas un seul n'a eu l'idée de réduire certains budgets, de se pencher sur les dépenses inutiles, de supprimer des postes qui font doublon ou dont on pourrait se passer, de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de faire respecter vraiment les 35 heures, de réduire les frais de mission et le nombre des voitures de fonction ou bien de tailler dans la masse imposante des avantages sociaux des employés de mairie. C'est bien simple, la grande majorité des maires ne veut même pas entendre parler de faire des économies. C'est un mot qui leur arrache le cœur électoral.

Qui pourrait d'ailleurs les empêcher de jouer avec l'argent de leurs concitoyens ? Ce sont eux qui ont la signature sur les comptes en banque des municipalités et des intercommunalités. Tant qu'on ne coupera pas les vivres à ces inconscients irresponsables, comédiens médiatiques et menteurs professionnels, ils continueront leur travail de sape économique. Pour eux, cela ne coûte rien, ce sont les Français qui payent !

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19/12/2014

Santé+ : Les 18 règles de vie du Dalai-Lama & 101 citations de Bouddha

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Les-18-règles-de-vie-du-Dalaii-Lama

La rédaction 16 septembre 2014

    Le Dalaï-Lama, est une figure emblématique pour bon nombre d’entre nous. Ses philosophies sont évocatrices de paix de partage et d’échange. Partagez les sans modération !

1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire.

2. Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon.
Si vous oubliez ce que vous avez appris à ne pas faire, vous serez condamnés à répéter vos actions. Plus important encore, ne craignez pas l’échec. Car l’échec est le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli sans échec.

Le but de la vie n’est pas que nous soyons parfaits, mais que nous devenions la meilleure version possible de nous-même. Il est plus important d’être authentique qu’infaillible, et nous gagnons à écouter notre instinct. Les seules vraies erreurs sont celles que nous commettons à répétition. Les autres sont des occasions d’apprentissage.

3. Suivez les trois R :
Respect de soi – La confiance est la clé de la réussite et si une personne ne se respecte pas, vous ne pouvez pas croire en elle. Ainsi, si vous ne vous respectez pas, vous ne pouvez pas réaliser de grandes choses puisque vous ne pouvez respecter les autres.

Respect des autres – Et vous serez respectés en retour. Si vous ne retournez pas le respect des autres, certains présumeront qu’ils ne valent pas la peine d’être respectés, et de ce fait, ils ne se respecteront pas.

Responsabilité pour toutes vos actions – Vous êtes seul responsable de vos sentiments, de vos actions, de votre réussite, etc. Vous contrôlez totalement votre vie, il ne faut pas essayer de blâmer les autres pour ses erreurs et ses malheurs.

4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
Essayer d’obtenir tout ce que vous désirez ne sera pas nécessairement bon pour vous dans le long terme. Si quelque chose semble ne jamais fonctionner, comme si le destin intervenait, pensez à lâcher prise et revenez y plus tard. L’Univers agit de façon mystérieuse et doit être digne de confiance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
Les règles sont faites pour être transgressées. La plupart d’entre elles sont mis en place par les anciens établissements corrompus qui ne cherchent qu’à asservir et maintenir leur propre pouvoir. Quand il s’agit de transgresser les règles, faites-le correctement pour éviter les répressions. Mais par-dessus toutes choses, assurez-vous que vous le faites dans les règles. Si l’autorité n’avait jamais été remise en question, nous serions civilisation stagnante.7

6. Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié.
Évidemment, l’amitié est bien plus importante qu’une petite dispute, mais très peu de gens mettent cette règle en pratique. Vous devez également être en mesure de suivre la règle #7 pour pouvoir suivre la règle #6.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
Et ne laissez pas votre fierté faire obstacle à ces mesures. Pardonnez-vous et prenez-en l’entière responsabilité. Cela en dira long sur votre personne. Ce n’est pas le nombre de nos échecs qui déterminent notre réussite finale, mais notre capacité à en extraire de la sagesse, puis à passer à autre chose avec une énergie nouvelle;
Les erreurs sont neutres; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour.
Peu importe ce que vous faites, passez au moins 30 minutes de votre journée seul dans un endroit calme. Cela vous donnera au moins une demi-heure pour observer ce qui se passe dans votre vie, de prendre conscience de qui vous êtes et de comprendre ce que vous voulez. Que ce soit à travers la prière, la méditation, le yoga ou le golf, ce rituel est un « must ».

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.
Le monde est en constante évolution. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, alors vous serez malheureux. Vous allez vous-même changer, mais cela ne veut pas dire que vos valeurs doivent changer aussi. Accueillez les nouveaux lieux, les nouveaux visages et les nouveaux amours, mais ne changez jamais ces parties importantes de vous-même, sauf si vous avez de bonnes raisons de penser que vous aviez tort d’y croire.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.
Le silence conduit à la contemplation détendue au cours de laquelle les émotions ont moins d’influence et où logique peut prendre le relais. Par exemple, si vous vous disputez avec un ami, garder le silence au lieu de riposter en vous emportant est plus efficace et mettra fin à la dispute beaucoup plus rapidement.

11. Vivez votre vie avec honneur.
De ce fait, lorsque vous vieillirez et vous regarderez en arrière, vous serez en mesure d’en profiter une seconde fois. Vous allez devoir vivre avec vos actions pour le reste de votre vie, alors pour vous épargner le regret et l’angoisse, vivez votre vie avec honneur à partir de maintenant. Les bonnes choses viennent et les bonnes personnes aussi. Vous ne serez jamais puni pour avoir agi avec intégrité.

12. Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.
C’est la règle où vous avez le moins de contrôle. Comme dans la règle # 3, si vous respectez (aimez) votre famille, ils vous respecteront et vous aimerons en retour. Faites entrer l’amour dans votre maison. Faites briller les murs avec de la tendresse. Cela établira une base solide dans la vie de vos enfants.

13. Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent.
Ne réveillez pas le passé. Le passé est constant, immuable. Réveiller le passé ne peut qu’apporter plus de douleur à la situation. Pardonnez les actions passées et concentrez-vous sur le présent.

14. Partagez vos connaissances.
On apprend tellement dans une vie. Partager vos connaissances avec les gens que vous rencontrez, cela ne peut que les aider. Plus important encore, partager vos échecs et vos expériences pour que les autres ne reproduisent pas les mêmes erreurs.

15. Soyez doux avec la terre.
La terre est l’endroit où nous vivons. Donc, cela devrait être évident. Blesser la terre c’est se blesser soi-même, l’avenir de vos enfants et de vos proches.

16. Une fois par an, aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.
Découvrez de nouveaux lieux et de nouvelles choses. Vous pourriez vous retrouver avec quelqu’un quelque part qui vous rend plus heureux. La Terre est si vaste avec des endroits uniques et magnifiques, pourquoi ne pas aller explorer un peu ?

17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins.

L’inverse peut être un indice que votre relation doit se terminer. Si vous avez besoin de quelqu’un plus que vous l’aimez, c’est un signe de dépendance, pas d’affection. Trouvez quelqu’un où l’amour est la force dominante et dans laquelle la relation est beaucoup plus épanouissante.

18. Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver.
Décidez ce que vous voulez. Concevez votre vie idéale et foncez. Ne laissez aucune partie de ce rêve s’échapper, ainsi, vous ne vivrez jamais dans le regret. Tout est bon, car tout est utile – dans la mesure où vous savez saisir les occasions d’apprentissage qui se présentent à vous.

Si vous percevez les expériences difficiles comme de mauvais présages, elles auront un impact négatif. Si vous les voyez comme des occasions de croître, vous saurez les transcender.

Citations de Bouddha

http://www.evolution-101.com/citations-de-bouddha/

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Statue_de_Bouddha_Ayutthaya.JPG

 Photo de Albanet

Celui qui est le maître de lui-même est  plus grand que celui qui est le maître du monde.

Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées.Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.

Celui qui, après avoir été négligent, devient vigilant, illumine la terre comme la lune émergeant des nuées.

Deux choses participent de la connaissance : le silence tranquille et l’intériorité.

Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.

En ce monde, la haine n’a encore jamais dissipé la haine. Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent. Seul l’amour dissipe la haine. 

Avec la douceur, tu viendras à bout de la colère. 
Avec la générosité, tu vaincras la méchanceté.

Il est très difficile de trouver le bonheur en nous et il est impossible de le trouver ailleurs.

Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c’est ainsi qu’on ne fait de tort à personne.

Il y a même des circonstances où l’on doit honorer en autrui la croyance qu’on ne partage pas.

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement.

Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’égalité d’âme.

Le bonheur est né de l’altruisme et le malheur de l’égoïsme.

Le monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient correctement. Le paysan laboure les champs, l’armurier façonne la flèche, le charpentier courbe le bois, mais le sage se perfectionne lui-même.

Le plus grand gain est de donner aux autres. La plus grande perte est de recevoir sans gratitude.

L’insensé reconnaissant sa folie est, en vérité, sage. Mais l’insensé qui se croit sage est vraiment fou.

Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable,  qui peut amener le calme chez celui qui l’écoute.

Mettez-vous à la place des autres.  Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui.

On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie.

On ne diminue pas le bonheur en le partageant.

Quel que soit le nombre de saintes paroles que vous lisez, que vous prononcez,  quel bien vous feront-elles si vos actes ne s’y conforment pas ?

Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez.

La force est l’arme de ceux qui ont tort.

La paix vient de l’intérieur. Ne la cherchez pas à l’extérieur.

Mon action est mon seul bien.

Seul un être épanoui peut faire du bien.

Toi seul es ton propre maître. C’est de toi que l’effort doit venir.

Ton pire ennemi ne peut te blesser, seules tes propres pensées, livrées à elles-mêmes, le peuvent.

Tous les êtres vivants sont et ont en eux sagesse et vertus.

Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi-même le chemin.

Dans toutes les directions, l’homme sage répand le parfum de sa vertu.

Quand l’esprit est pur, la joie suit comme une ombre qui ne nous quitte jamais.

Personne ne peut nous sauver, à part nous-mêmes… Personne ne peut et personne ne le fera pour nous…

Nous devons nous-mêmes marcher dans notre propre voie.

Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même.

Le don de vérité est un don qui surpasse tous les autres.
Un être en quête de sagesse pratique : l’effort vigilant, l’empire sur soi-même,
la modération. L’être en quête de sagesse devient une île que
les flots ne submergeront pas.

Ni dans l’air, ni au milieu de l’océan, ni dans les profondeurs, des montagnes,
ni en aucune partie, de ce vaste monde, il n’existe de lieu, où l’être humain,
puisse échapper, aux conséquences de ses actes.

La douceur triomphe sur la colère, la générosité triomphe sur la méchanceté,
la vérité triomphe sur la tromperie.

Attache-toi au sage qui réprouve tes fautes.

Ne suivez pas mon enseignement aveuglément, éprouvez-le par vous-même.

Bonne est l’action qui n’amène aucun regret et
dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité.

Tout bonheur en ce monde vient de l’ouverture aux autres ;
toute souffrance vient de l’enfermement en soi-même.

Sachant que la vie est courte, comment pouvez-vous vous quereller ?

Ceux qui refusent d’aspirer à la vérité n’ont pas compris le sens de la vie.

Celui qui a écarté la convoitise, la haine et la sottise,
ressemble à un miroir frotté.

Celui qui se livre à des méditations claires trouve rapidement la joie dans tout ce qui est bon.
Il voit que les richesses et la beauté sont impermanentes et
que la sagesse est le plus précieux des joyaux.

C’est par le désir que le monde est lié. Par l’assujettissement du désir qu’il est libéré.

C’est une perle rare en ce monde que d’avoir un cœur sans désir.

Considère celui qui te fait voir tes défauts comme s’il te montrait un trésor.

De celui qui dans la bataille a vaincu mille milliers d’hommes
et de celui qui s’est vaincu lui-même,
c’est ce dernier qui est le plus grand vainqueur.

De la méditation naît la sagesse.

De même qu’un singe qui prend ses ébats dans la forêt saisit une branche
puis l’abandonne aussitôt pour se raccrocher à une autre, ainsi, ce que vous nommez
pensée, connaissance, se forme et se dissout sans cesse.

Entre le ciel et la terre, il n’y a qu’une demeure temporaire.

Faciles à voir sont les fautes d’autrui. Difficiles à voir sont les nôtres.

Faire de grand discours éloquent n’est pas une preuve de sagesse.

L’homme apaisé, sans haine ni peur, mérite d’être appelé sage.

Jamais la haine ne cesse par la haine ; c’est la bienveillance qui réconcilie.

J’appelle sage celui qui, tout innocent qu’il est,
supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force.

La compassion peut être développée envers une personne qui vous irrite :
c’est ainsi que l’agacement peut également être surmonté.

La réalisation réside dans la pratique.

La vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort.

Le temps est un grand maître, le malheur, c’est qu’il tue ses élèves.

Le vent ne peut pas faire chanceler la montagne,
tout comme la louange ou le blâme ne peuvent émouvoir le sage.

L’esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut.
Il est bon de le dominer. L’esprit dompté assure le bonheur.

L’esprit instable et dispersé, ignorant la vraie doctrine,
aimant la flatterie, ne sera jamais mûr pour la sagesse.

L’homme qui s’attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs,
est saisi par la mort qui l’emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.

Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements ;
ne croyez pas les mots, fiez-vous au sens ultime, ne croyez pas l’intellect,
fiez-vous à la Sagesse.

Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur,
concentre ton esprit sur le moment présent.

Si vous voulez connaître votre passé, observez les conditions de votre vie présente,
et si vous voulez savoir comment vous vivrez dans l’avenir,
regardez ce que vous faites dans le présent.

Ne fais que ce que tu ne regretteras pas.

Ne te fais pas le juge de tes semblables.

Nos pensées façonnent le monde et nous sommes ce que nous pensons.

Par l’évolution des actes, celui qui dépouille est dépouillé à son tour.

Par soi-même, en vérité, est fait le mal.

Pour celui qui est libéré des jugements, il n’y a aucune entrave.

Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l’amour.

Pureté et impureté sont personnelles, nul ne peut purifier autrui.

Rien n’existe jamais tout à fait indépendamment du reste. Tout est en lien avec tout.

Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle ?

Si le problème a une solution il ne sert à rien de s’inquiéter,
mais s’il n’y a pas de solution, s’inquiéter ne changera rien

Si, avec un mental pur, quelqu’un parle ou agit,
alors le bonheur le suit comme l’ombre qui jamais ne le quitte.

Sous le ciel, il n’y a rien qui soit stable, rien qui ne dure à jamais.

Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère.

Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.

Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science,
il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce
ne connaît le goût de la sauce.

Une conscience troublée par les désirs ne peut se libérer.

Une sagesse troublée par l’ignorance ne peut se développer.

Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner ;
lorsqu’ils sont justes et généreux,
ils peuvent changer le monde.

Bienheureux les pacifiques qui, évitant la malveillance,
l’orgueil et l’hypocrisie, pratiquent la compassion,
l’humilité, et l’amour

En cultivant l’amour, on aide chaque âme dans l’univers.

Votre pire ennemi ne peut pas vous blesser autant que vos pensées.
Mais une fois maîtrisées, personne ne vous aidera autant que vos pensées.

Il n’existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes,
car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux.

Si tu ne trouves pas d’ami sage, prêt à cheminer avec toi, résolu, constant, marche seul,
comme un roi après une conquête ou un éléphant dans la forêt.

La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une vérité à expérimenter.

Il n’y a pas de lumière plus grande que celle de la sagesse.

La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative.

Vis comme si l’instant le plus important de ta vie était le moment que tu vis maintenant.

Ne regrettez pas le passé, ne spéculez pas sur l’avenir. Vivez pleinement le présent.

Ne cherchez pas le passé, ne cherchez pas le futur ; le passé est évanoui, le futur n’est pas encore advenu.
Mais observez ici cet objet qui est maintenant.

Pour profiter d’une bonne santé, pour apporter le vrai bonheur à sa famille, pour apporter la paix à tous,
il faut premièrement discipliner et contrôler son propre esprit. Si un homme peut contrôler
son esprit il peut trouver la voie de l’illumination, et toute la sagesse
et la vertu viendra naturellement à lui.

Chaque matin nous renaissons à nouveau. Ce que nous faisons aujourd’hui est ce qui importe le plus.

Un ami qui n’est pas sincère et qui est méchant est plus à craindre qu’une bête sauvage.
Une bête sauvage peut blesser votre corps, mais un mauvais ami blessera votre esprit.

Jamais la haine n’éteint les haines en ce monde. Par l’amour seul les haines sont éteintes.
C’est une loi éternelle.
Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même.

Si les membres de la famille s’aiment tendrement, la maison sera un beau jardin fleuri.

Celui qui connaît l’unité de la vie voit son propre Soi dans tous les êtres et
tous les êtres dans son propre Soi, et regarde tout avec un œil impartial.

Vous êtes ce que vous avez été et serez selon ce que vous faites maintenant.

Ne t’attache pas à ce que tu possédes aujourd’hui
car tu peux très bien le perdre demain.
Vivez comme si vous deviez mourir demain, apprenez comme si vous deviez vivre toujours.

L’enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser, mais auquel il ne faut pas s’attacher.

Tout comme une mère protègerait son unique enfant au péril de sa propre vie,
cultive un coeur sans limite envers tous les êtres. Laisse tes pensées d’amour
illimité se répandre dans le monde entier.

Le doute divise les hommes. C’est un poison qui désagrège les amitiés et
détruit les bonnes relations. C’est une épine qui irrite et fait mal ;
c’est une épée qui tue.

Lorsque vous marchez, mangez et voyagez, soyez présents.

Sinon vous passerez à côté de la majeure partie de votre vie.

Ne crois pas ce que je te dis. Ne rejette pas ce que je te dis.

Ce qui restera sera ta vérité.

Il n’est pas de détresse pour celui qui a terminé son voyage,
qui a abandonné tout souci, qui s’est libéré de toutes parts,
qui a rejeté tous ses biens.

Le sage connaît l’indépendance. Il sait que les autres ont des causes,
dépendent de circonstances et que rien n’existe sans cause ni circonstances.

Sois à toi-même ton propre refuge. Sois à toi-même ta propre lumière.

Béni soit celui qui fait de la vérité sa demeure.

Biographie de Bouddha :
Bouddha est un philosophe d’origine princière. Il est natif d’une région du nord de l’Inde Antique. Le surnom de Bouddha signifie en langue sanskrit « l’Éveillé ». Ses enseignements ont mené à la fondation du bouddhisme, une grande religion qui influence encore aujourd’hui l’Asie toute entière.


Sujets complémentaires, citations de :
Aristote
Confucius
Dalaï Lama
Platon
Sénèque
Socrate
Lao Tseu

00:14 Publié dans Culture, Enseignement, Moeurs, Société et Justice, Traditions | Lien permanent | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

28/06/2014

Georges Moustaki- Il est trop tard (1969 Album Le méthèque)



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Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard
Mon enfance est si loin, il est déjà demain
Passe passe le temps, il n´y en a plus pour très longtemps

Pendant que je t´aimais, pendant que je t´avais
L´amour s´en est allé, il est trop tard
Tu étais si jolie, je suis seul dans mon lit
Passe passe le temps, il n´y en a plus pour très longtemps

Pendant que je chantais ma chère liberté
D´autres l´ont enchaînée, il est trop tard
Certains se sont battus, moi je n´ai jamais su
Passe passe le temps, il n´y en a plus pour très longtemps

Pourtant je vis toujours, pourtant je fais l´amour
M´arrive même de chanter sur ma guitare
Pour l´enfant que j´étais, pour l´enfant que j´ai fait
Passe passe le temps, il n´y en a plus pour très longtemps

Pendant que je chantais, pendais que je t´aimais
Pendant que je rêvais il était encore temps

20:38 Publié dans Chanson, Danse, Musique, Vidéo | Lien permanent | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |